Une "affaire" qui pourrait se résumer ainsi: le journaliste Zemmour condamné pour avoir chiffré la délinquance des étrangers, se prend toutes les associations antiracistes sur le dos. Impossible de dire si son estimation est erronée, il n'y a pas de statistique disponible des actes de délinquance commis par des étrangers. Le sujet semble interdit à aborder, puisque le journaliste à été condammé pour incitation à la haine. Cette décision semble donc affirmer que le fait de vouloir chiffrer le nombre de délinquants étrangers, est assimilé à l'incitation à la haine, et donc prohibé. Première loi des nombres contre Zemmour, et aussi contre le droit d'expression...
Une affaire qui pourrait se résumer aussi par: si Zemmour était bien raciste, il n'aurait pas bien considéré une autre loi des nombres: un raciste sémite contre tous les antiracistes antisémites, sans faire de statistiques: les antiracistes antisémites sont bien plus nombreux d'évidence. Pas étonnant dès lors que le journaliste soit fustigé: la loi DU nombre ne lui est pas favorable.
Toute la question que pose cette affaire, c'est la crispation incroyable que sucite le simple fait de s'interroger publiquement sur la part d'étrangers délinquants. Cette question, sans statistiques disponibles, est source d'amalgames réducteurs. Celui qui tendrai à faire de chaque étranger un criminel. Mais aussi celui de placer chaque citoyen, comme le journaliste Zemmour, devant l'accusation d'incitation à la haine, pour une question qui mérite au contraire une considération réelle.
D'une part, il est légitime pour un état de droit, de savoir si une fraction de la population étrangère, est impliquée dans des activités délictueuses. C'est une question de claire vision de la sécurité publique, autant que des choix en matière d'immigration. Il n'y aurait rien de choquant à considérer que la France puisse réduire la possibilité d'immigrer pour les ressortissants originaires de pays posant fréquemment des problèmes de sécurité. C'est un aspect qui permettrai la France à disposer des éléments fondant sa capacité à choisir ses immigrants. Si tant est que la potilique d'immigration procède bien de choix, et non des aléas des flux de population - il y a une politique raisonnée à fonder, encore faut-il qu'il y ait débat publique sur cette question.
D'autre part: si cette implication est récurrente, pour les mêmes types de délits, pour les mêmes origines, il y a là le signe d'un problème d'intégration, à minima. Ou bien le symptome d'installation sur le territoire de réseaux criminels organisés hors les frontières, et opérant sur le territoire via les résidents étrangers.
Dans tous les cas chaque citoyen autant que les autorités, ont intérêt à disposer de statistiques fiables.
Enfin, il y a aussi matière, par une approche rationnelle, chiffrée - donc des statitiques publiques - à permettre le jugement raisonné de ces questions, tant pour le législateur, l'exécutif, que pour chaque citoyen, dans le cadre de la politique d'immigration. Publications propres à faire sauter les préjugés, là où il y en aurait d'infondés, au cas où les implications d'étrangers en matière de délinquance seraient faibles, ce qui n'est pas la perception de beaucoup de citoyens. Perception subjective que l'on ne peut pas réduire à de "l'incitation à la haine" ou au mépris. Publications qui permettraient aussi, là ou des problèmes spécifiques pour tels ou tels pays d'origine existerai bel et bien, d'en évaluer raisonablement l'ampleur, et non laisser divaguer les excès dans un sens ou un autre.
La négation de tout problème de délinquance avec certaines populations étrangères, cause la frustration d'une bonne partie des citoyens, et favorise très certainement les discours extrèmes. Elle ne rend pas non plus service aux étrangers qui s'intègrent et respectent la loi, en niant la réalité de phénomènes sociaux qui démontrent les échecs de l'intégration ou de la politique de sécurités. Etrangers qui se voient rejeter dans le même lot que la fraction délinquante, par ce déni des problèmes et les radicalités que celui-ci suscite.
Disposer de nombre clairs, publiques, et permettant la clarté dans le débat public, est bien plus à souhaiter que ces réglements de compte à l'encontre de l'expression d'un journaliste, et l'utilisation systématique de la désignation de "raciste" à tout propos, pour des problèmes qui se posent dans la société française, confrontée à l'immigration de masse, l'absence de débat public à son sujet pendant plusieurs décennies, et qu'il est délétaire - la montée du front national est une illustration du caractère nauséeux de ce que produit cette négation - de nier d'un revers de main ou du recours à la stigmatisation à l'encontre de toute prise de position sur ces questions.
Questions qui sont des questions... républicaines!
et non la chasse gardée des extrémistes.
QR
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